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La Géo-ingénierie pour nous donner le temps d'agir!
Sujet fortement médiatisé, l'écologie semble aujourd'hui toujours communiquer de façon alarmiste. Si bien que de nombreuses personnes sont devenues si pessimistes qu'elles sont prêtes à adopter des comportements à l'inverse de la tendance en se disant : "à quoi bon se priver si tout est déjà perdu, autant profiter du peu qui nous reste!".
Eko actions ne pouvait rester sans réagir face à ce type de discours et souhaite redonner de l'espoir à ses lecteurs. Deux choses sont à considérer : d'une part pour le futur, changer les comportements et les technologies pour améliorer la situation, sauver la planête; d'autre part merttre en place au plus vite des solutions pour ne pas détériorer encore plus la situation!
Le CO2 est à la mode, tout le monde parle de la taxe Carbone visant à inciter les gens à changer de comportement en choisissant des produits moins polluants...
Hors les changements de comportement prennent du temps, beaucoup de temps et les changements de technologies ne sont pas encore aujourd'hui viables et pleinement exploitables! Il faudra du temps avant de trouver la "bonne" technologie qui ne produit plus ou si peu de CO2 que cela en devient négligeable!
La géo-ingénierie consiste à trouver des solutions "d'accompagnement" de ces changements, de ces recherches, en proposant des solutions rapides à mettre en place, peu couteuses et efficaces. Un rapport de l'"Institution of Mechanical Engeneers (Imeche : http://www.imeche.org/) propose à travers 3 études de cas des solutions applicables dès aujourd'hui, que nous vous proposons de découvrir en synthèse :
Première étude de cas : des arbres artificiels chargées de récolter le CO2.

Disposés près des sources principales d'émission de CO2 (autoroutes, usines, aéroports...) ces arbres auraient la capacité de capturer jusqu'à 1 Tonne de CO2 par jour, soit l'équivalent de la production de 20 voitures américaines.
Ainsi, 100 000 des ces arbres suffiraient à éliminer la pollution CO2 générée par l'Angleterre et 10 milllions de ces arbres à supprimer la pollution annuelle mondiale en CO2!
Principale restriction : le coût de ces arbres (20 000$ pièce!) qui ne serviraient qu'à éliminer le CO2 dans l'air et ne généreraient donc aucun revenu, à la différence des éoliennes qui servent à produire de l'éléctricité.
Autre restriction : le CO2 ainsi récolté doit être stocké quelque part. Une solution proposée consisterait à remplir les puits de pétrole une fois ceux ci vidés du précieux or noir. Une autre solution consisterait à stocker sous des réserves d'eau salée le CO2 (la masse volumique de l'eau salée piégerait le CO2, évitant la fuite de celui-ci); si les océans pourraient constituer des bassins des stockage parfaits, la concentration de CO2, même en grande profondeur aurait pour conséquence à long terme une acidification de l'eau dont les effets sont aujourd'hui non maîtrisés.
Il existe bien des utilisations du CO2, comme GDF SUEZ le présente (ci dessous) 
mais tout ne pourra pas être utilisé, la production est aujourd'hui largement supérieure à la consommation.
Deuxième étude de cas : utiliser des algues dans certains matériaux de construction.
Certaines algues ont en effet la propriété d'absorber le CO2 pour se développer. En recouvrant des bâtiments d'algues, il serait possible de capturer de très grandes quantités de CO2 dans l'air et ainsi contribuer à réduire le rechauffement climatique.

Avantage de ces algues : une fois développées, elles peuvent servir d'engrais en étant mélangées au sol ou bien servir à produire du bio carburant. De plus, en recouvrant les immeubles, elles favoriseraient leur isolation et donc les dépenses énergétiques liées au chauffage (le pouvoir isolant est supérieur au bois et aux principaux systèmes existants...
Principale restriction : la reproduction à grande échelle de ce système et l'intégration dans les processus de construction ainsi que sur les immeubles existants : ce système performant n'est pas à proprement parler esthétique ni exempt d'odeurs... Il s'agit néanmoins d'un sujet particuliérement prometteur! A suivre donc!
Troisième étude : réfléchir les rayons solaires avant qu'ils ne touchent le sol et le réchauffe.
Cela peut sembler étonnant, mais en réfléchissant les rayons solaires à une grande échelle, il est possible de réduire la température au niveau mondial et d'éviter les écarts de températures dans les grandes villes.
Comment?
En mettant en place sur les toits des immeubles, des buldings... des surfaces réfléchissantes, réduisant ainsi l'absorption par les surfaces de la chaleur et par extension permettant de réduire considérablement les dépenses énergétiques liées à la climatisation.
Les principales restrictions sont à voir en terme de coût, de nuisance visuelle pour la circulation aérienne mais cela peut être mis en place de façon raisonnée et c'est une solution simple et très efficace!
Voir le rapport complet : http://www.imeche.org/NR/rdonlyres/872412E4-BE9E-42D3-85EC-39F1889C74CB/0/Geoengineering_Giving_us_the_time_to_act.pdf
